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Acte V : Les correspondances

Élection présidentielle 2017 : Le printemps qui vient

Le printemps qui vient est le crépitement d’un coup de colère jusque-là silencieux, juste et souverain où « le bruit » traduit « la fureur » et «le tumulte » prépare « le fracas ». Comme un vent tiède qui souffle sur la braise du désespoir et attise la révolte des personnes aux têtes dures, lassées par les mensonges et les trahisons envers la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

En ce lundi matin, 24 avril, le soleil rayonne dans le ciel bleu de Dijon et le calme y règne comme un lendemain de tristesse. Je perçois malgré tout l’espoir d’un matin neuf qui s’annonce, comme une rosée se promène le long d’une rose en esquivant ses épines. Soudain, la réalité me rattrape au pied de l’arc de triomphe local où est inscrit en vert : « Macron, tête de con ». J’ignore les motivations de cette insulte que je désapprouve mais, voici que me vient en mémoire une allocution d’une voix lointaine et pesante à la fois : « Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas, celui de notre temps, de notre époque, c’est l’heure des caractères et cette salle est remplie de mauvaises têtes ». Ainsi commence mon réquisitoire de cette élection présidentielle.

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Acte V : Les correspondances

Lettre du front n°14/11/15

 

Lettre du front n°14/11/15

Ma chère Louise,

Mon enfant, mon ange, je t’écris cette lettre du front où la guerre fait rage. Ici, chaque jour passé au combat nous plonge un peu plus dans l’horreur et c’est l’homme (le monde) qui perd son humanité par émiettement. Tu ne peux pas savoir à quel point ta récente photographie dans les bras de ta mère me soulage, me rassure et m’aide à garder espoir.
L’horreur a frappé la nuit dernière dans ta capitale chérie dont j’espère, tu auras l’occasion, bientôt, d’admirer les lumières. On a usurpé, arraché la vie à des centaines de personnes innocentes qui avaient décidé, le temps d’un apéritif, d’un dîner ou d’un concert de se retrouver pour partager leur joie de vivre. Je n’aurai pas assez de mots, d’encre ni même de papier pour te décrire mon émotion et c’est avec une plume maculée de colère et de révolte que je t’écris. Parmi les victimes figure l’un de mes anciens professeurs (M. Nicolas Classeau) qui comme d’autres a participé à l’écriture de ma vie, à son développement et à la recherche de ma voie professionnelle. Un homme simple, léger et humble qui, de mon point de vue, incarnait l’amour du prochain et la maturité de la pédagogie. Intitule de te dire que cette nouvelle m’a profondément touché, non pas seulement parce que je le connaissais, mais aussi parce qu’il représentait ce qu’est la France, à savoir : offrir à la jeunesse une éducation de qualité mais également gratuite et ouverte à tou(te)s !

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