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Acte V : Les correspondances

Élection présidentielle 2017 : Le printemps qui vient

Le printemps qui vient est le crépitement d’un coup de colère jusque-là silencieux, juste et souverain où « le bruit » traduit « la fureur » et «le tumulte » prépare « le fracas ». Comme un vent tiède qui souffle sur la braise du désespoir et attise la révolte des personnes aux têtes dures, lassées par les mensonges et les trahisons envers la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

En ce lundi matin, 24 avril, le soleil rayonne dans le ciel bleu de Dijon et le calme y règne comme un lendemain de tristesse. Je perçois malgré tout l’espoir d’un matin neuf qui s’annonce, comme une rosée se promène le long d’une rose en esquivant ses épines. Soudain, la réalité me rattrape au pied de l’arc de triomphe local où est inscrit en vert : « Macron, tête de con ». J’ignore les motivations de cette insulte que je désapprouve mais, voici que me vient en mémoire une allocution d’une voix lointaine et pesante à la fois : « Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas, celui de notre temps, de notre époque, c’est l’heure des caractères et cette salle est remplie de mauvaises têtes ». Ainsi commence mon réquisitoire de cette élection présidentielle.

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Acte V : Les correspondances

Le temps long de mes déchirures

Le temps long de mes déchirures
Le temps long de mes déchirures
Photographie Alexandre Fambo ©

L’angoisse frémit dans mes pensées, des mots à l’encre noire éclaboussent mon esprit et le temps me déchire de sentiments macabres. J’avance à la dérive comme un radeau en plein naufrage. Mon rêve est un rivage où mon âme espère s’échouer mais les lumières du phare masquent ma destinée.

C’est loin des terres fertiles, à l’abri du soleil ,que mes rêves ont poussé. Comme la mauvaise herbe dans un champ de passion, j’ai nourri ma vie à l’engrais de l’espoir. C’est le temps qui me déchire, c’est le temps geôlier et inquisiteur de ma souffrance. Le temps arrache chaque page de ma vie comme un brouillon et me fusille à coup de peine. Il est l’ombre ineffable de ma vie qui fait trembler en silence mes rêves. D’aucun lieu où je me cache ne me protégera du sort qui me guette car je suis la poussière et il est le balai que je redoute.

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