Acte II : Les émotions

La tristesse

La tristesse
Photographie Alexandre Fambo ©

La tristesse est un mal qui vous ronge de l’intérieur, un mal habile et cynique. La tristesse est une gangrène de l’esprit, elle est aussi le fossoyeur de l’espoir. Tristesse ! Tristesse ! Le mal que rien n’arrête.

La tristesse est un véritable serpent des mers qui arpente avec mollesse et délicatesse dans l’abysse de nos âmes. Dans ces profondeurs, elle attend, guette et scrute nos moindres signes de faiblesse. Elle est prête à jaillir tel un prédateur affamé sur nos consciences, nos cœurs faibles et nos esprits égarés. La tristesse n’a pas d’état d’âme, elle est entière, profonde et cruelle.

J’ai connu des moments de joie et de bonheur! Mais, j’ai avant tout, accepté la tristesse comme un sentiment permanent et indissociable de mon esprit. J’ai le cœur courageux , j’ai des rêves ambitieux, mais des pensées teintées. Ma tristesse est, je crois, éternelle. Je ne me souviens plus de sa première apparition. D’ailleurs, je crois qu’elle a toujours été en moi, sécrétant sa bile à différentes doses.

La tristesse est trompeuse quand elle est permanente, car elle assujettit la pensée au fatalisme. La tristesse tue l’espoir quand l’espoir nous aide à tenir. La tristesse attise la colère quand elle est aiguisée par la jalousie ou l’injustice.

La tristesse est comme un ciel d’automne ombragé. On entend ses grondements et on éprouve, parfois, la crainte qu’elle éclate. Et quand elle s’associe à nos peurs, on ressent ces larmes s’abattre dans nos cœurs.

Je suis triste pour moi, triste pour ce que je suis, triste pour ce que je ne suis pas et triste pour ce que j’aurais aimé être. Être triste pour soi-même est une des plus grandes tristesses!

Tristesse, tristesse, tu m’as rendu triste de moi…

Pas de Commantaires

écrire une reponse