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Alexandre Fambo

Acte IV : Les fantaisies

candidature à l’élection présidentielle 2017

Après avoir longuement réfléchi dans ma maison de campagne à Champigny-sur-Marne, j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle 2017. Trop, c’est trop! Moi, homme noir au sang mêlé, mangeur d’arachides et de maïs grillés (sans oublier l’avocat) ne peux accepter l’état dans lequel se trouve notre pays!

Mes chers con(citoyens), la démarche que j’entreprends aujourd’hui avec vous doit nourrir l’espoir du renouveau pour la France. Dans tout le pays, que j’ai pu visiter grâce aux réseaux sociaux (snapchat, twitter etc…) et Google Earth, j’ai senti en vous un profond mécontentement, une détresse et méfiance à l’égard des hommes politiques. Cela ne peut plus durer ! Car la France, ce pays que chacun d’entre nous portons dans nos cœurs (et je ne parle même pas du slip français) mérite un destin à la hauteur de vos espérances. Nous devons plus que jamais réaffirmer notre culture, nos valeurs humanistes et nos modes de vies dans un monde qui change et bouge à la vitesse des doigts qui tweetent.

La France ce n’est pas le renoncement, La France ce n’est pas la fatalité, non mes chers amis la France c’est le combat d’une vie meilleure, c’est le progrès ! Alors non, nous n’allons pas nous résigner à la droite, à la gauche, au centre et aux extrémités de nos doigts de pied. Nous allons nous battre pour reprendre le pouvoir, nous allons nous battre pour attraper le totem de la liberté !

Alors si vous décidiez de m’accorder votre confiance je mettrais en place 10 mesures qui me paraissent essentielles pour que notre pays retrouve sa grandeur économique !

  1. Si je n’applique pas le programme sur lequel vous m’avez fait confiance… qu’on me guillotine car j’aurais trompé votre confiance !
  2. J’instaurerais dans notre constitution le vote blanc comme suffrage exprimé et donc comptabilisé.
  3. Je diviserais le nombre d’élus par 2 dans toutes les chambres représentatives et j’instaurerais la proportionnelle à l’assemblée nationale ainsi que le mandat unique pour tout élu de France.
  4. Je plafonnerai l’âge et les retraites des élus à la moyenne nationale de tous les retraités de France. Les ex-élus et ex-ministres devront dorénavant pointer à pole emploi pour avoir leurs allocations.
  5. Je plafonnerai les salaires des élus sur la base du SMIC : 9,67€ brut de l’heure et chaque année un coup de pouce de 0,3%.
  6. Les élus s’acquitteront d’un loyer pour leur appartement de fonction et devront se déplacer en Uber et ou en métro avec leur carte orange dézonée.
  7. Je supprimerais le financement des médias privés et l’on créera une presse d’utilité publique comme pour la télévision.
  8. Il n’y aura plus de justices spéciales pour les élus et ministres et tous les hommes politiques qui seront condamnés prendraient leur quartier à la prison de Fleury-Merogis.
  9. Je garantirai dans la constitution l’augmentation de fonctionnaires (2% par an) dans les services publics ci-dessous : l’éducation, la santé, la police, les transports publics, la justice et l’armée.
  10. Et enfin, je mettrai Maître Gims, TPMP, et toutes les émissions de télé-réalité en prison pour crime de guerre contre l’humanité de notre jeunesse !

La France n’est pas le problème, la France est la solution! Vive la République et Vive la France!

#LesFrustrationsDeMai2017

Le communiqué de presse

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Acte II : Les émotions

Mourir demain

mourir demain

Mourir demain sur la senteur
Des parfums de mon enfance,
Embrasser la mer de bonne heure
Et, jouir des joies innocentes.

Que j’aimerais suivre l’odeur
Des rêves à l’encre couleur
Et, mourir demain de bonheur
Sur le parchemin des splendeurs!
Vivre sur les lignes
D’un carnet de voyage
À la candeur des cygnes
Et des passions sauvages.

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Acte II : Les émotions

La solitude et le vent

La solitude et le vent

Dans un moment de solitude, il m’arrive parfois de rêver du vent. Le vent m’émeut alors que je ne peux ni le voir, ni le sentir.

La solitude a plusieurs vertus, elle n’est pas uniquement le sentiment négatif que la plupart des gens lui confèrent. En ce qui me concerne, elle a toujours nourri mes pensées, m’a toujours inspiré et, parfois même, promis un ailleurs difficile à atteindre. Sa dangerosité réside en ce qu’elle nous permet une rencontre avec nous-même alors que, bien souvent, nous essayons de nous fuir. Les confrontations du moi sont des moments désagréables à vivre.

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Acte V : Les correspondances

Le temps long de mes déchirures

Le temps long de mes déchirures
Le temps long de mes déchirures
Photographie Alexandre Fambo ©

L’angoisse frémit dans mes pensées, des mots à l’encre noire éclaboussent mon esprit et le temps me déchire de sentiments macabres. J’avance à la dérive comme un radeau en plein naufrage. Mon rêve est un rivage où mon âme espère s’échouer mais les lumières du phare masquent ma destinée.

C’est loin des terres fertiles, à l’abri du soleil ,que mes rêves ont poussé. Comme la mauvaise herbe dans un champ de passion, j’ai nourri ma vie à l’engrais de l’espoir. C’est le temps qui me déchire, c’est le temps geôlier et inquisiteur de ma souffrance. Le temps arrache chaque page de ma vie comme un brouillon et me fusille à coup de peine. Il est l’ombre ineffable de ma vie qui fait trembler en silence mes rêves. D’aucun lieu où je me cache ne me protégera du sort qui me guette car je suis la poussière et il est le balai que je redoute.

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Acte II : Les émotions

Note du jeudi 3 avril 2008

Note du jeudi 3 avril 2008

C’est le printemps, les rayons de soleil s’abattent sur moi comme sur un pavé solitaire, au loin une mélodie, une voix, j’avance, une place publique.

Au fond de la place, un homme avec une voix d’opéra, accompagné par une mélodie mélancolique, exécute quelques poussées vocales. Je suis seul, à moitié égaré, je me cache derrière un arbre, je me protège du soleil.

Dans le ciel, dans les arbres, les oiseaux chantent. Sur la place, les hommes passent, s’arrêtent pour regarder cet homme d’opéra fredonner à haute voix. Sa voix m’emporte plus haut que le bruit de la pendule de l’église qui m’indique qu’il est 13h30.

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