Acte II : Les émotions

À une inconnue (Première partie)

À une inconnue (Première partie)

Belle inconnue d’un moment instantané
Dont de l’amour mon cœur fut damné !

Pendant que mes rêves s’assoupissaient
Doucement, le temps s’effaçait
Dans les abîmes de mes affreuses pensées.
Surgit de l’ombre une mystérieuse fée
Vêtue de soie aux senteurs d’acajou.

Je devins alors un misérable joujou
Aux yeux écarquillés, mystifié
Par une effroyable beauté.

Une sculpture romaine dans un monde sur pause,
Bohémienne ensorcelée au parfum des roses,
Marchant comme une fleur andalouse
Au milieu des orties chantant le blues.

Je revois encore de mon cœur humilié,
Sa chevelure, couleur or ondulée
Exécuter dans l’azur une danse orientale.
Et son rire, d’un son brutal
Faire éclater une par une les bulles de l’espoir,
Puis s’en aller sans un au revoir.

Pas de Commantaires

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